Lancée ce mardi sous le signe de l'excellence, la formation pratique et certifiante sur la transformation du manioc bat son plein au sein du Jardin JEEP de l'UNIKIN. Menée sous la supervision globale et la coordination permanente du Coordonnateur de l'IGSC, le Professeur Docteur Antoine Tshimpi Wola, cette session conjointe avec le Centre de Recherche et de Transfert des Technologies et Innovations Scientifiques (CERTTIS) continue de tracer sa voie avec brio.
Cette initiative d'envergure nationale s'inscrira en droite ligne de la vision de Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Recherche Scientifique et Innovation (ESURSI), Madame Marie Thérèse Sombo. Il sied de saisir cette occasion pour saluer avec déférence son impulsion sectorielle déterminante et son soutien constant aux projets qui valorisent le génie scientifique local. C’est grâce à ce leadership éclairé que la recherche et l'innovation se transforment aujourd'hui en véritables leviers de croissance économique pour la République Démocratique du Congo.
Ce jeudi marque le troisième jour de ces assises intenses. Les participants, parmi lesquels on compte un bon nombre d'agents de l'IGSC venus activement renforcer leurs compétences techniques, ont suivi un module de très haut niveau. C'est la Professeure Marie Claire Yandju, Coordonnatrice adjointe de l'IGSC et figure de proue du génie scientifique national, qui est montée elle-même au pupitre aujourd'hui pour transmettre aux apprenants la maîtrise technique et industrielle indispensable pour propulser nos produits sur la scène internationale.
Du Champ à la Commercialisation : La Rigueur enseignée par la Professeure Marie Claire Yandju
Faisant directement écho aux exigences techniques et aux Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF) posées lors de l'ouverture, la Professeure Marie Claire Yandju a mis l'accent durant sa session sur la précision chirurgicale qu'exige le passage d'une production artisanale à une transformation de haute valeur ajoutée. Qu'il s'agisse du fufu ou de la farine panifiable, elle a démontré que chaque étape du diagramme de fabrication compte. La formatrice a édifié les apprenants sur l'obligation de peser systématiquement le manioc à chaque phase clé (dès la récolte, avant la transformation et après le séchage) afin de contrôler rigoureusement l'évolution de la matière et d'éviter la détérioration métabolique qui ramollit le tubercules.
La éminente professeure a passé en revue un protocole strict : un lavage minutieux à l'eau propre avant l'épluchage, suivi d'un émiettage calibré visant à réduire la taille du tubercule pour optimiser le séchage. À ce stade, elle a rappelé que la maîtrise du temps est une arme cruciale contre l'ennemi invisible : les micro-organismes sont capables de se multiplier toutes les 20 minutes si les conditions de salubrité font défaut. Pour la farine panifiable, le processus reste identique, la fermentation en moins, exigeant un pressage parfait pour stopper toute activité enzymatique non désirée.
Sécurité Sanitaire et Systèmes HACCP : Les Clés de la Formatrice pour les Marchés de Demain
Conformément à la promesse de ce programme axé sur la « Qualité, Sécurité Sanitaire et Normes d'Exportation », les enseignements de la Professeure Marie Claire Yandju ont permis de masteriser l'implémentation des Bonnes Pratiques d'Hygiène (BPH). Elle a martelé que la capacité d'identifier et de maîtriser les dangers à chaque Point de Contrôle Critique (CCP) est le seul fil conducteur pour obtenir des produits sains, compétitifs et conformes aux exigences des marchés d'exportation.
La formatrice a ainsi détaillé les standards internationaux incontournables pour franchir les barrières douanières :
- La norme ISO 22000 pour garantir la sécurité sanitaire absolue des aliments tout au long de la chaîne agroalimentaire.
- La norme ISO 9001 pour certifier la conformité, la traçabilité et l'authenticité des processus de gestion de la qualité.
De la gestion de l'eau au contrôle rigoureux du pH dans les bacs de rouissage, jusqu'aux alertes lancées par la professeure contre les risques d'aflatoxine liés à un séchage prolongé au sol et à l'air libre : aucun détail n'a été laissé au hasard. Elle a également formulé un avertissement strict concernant l'emballage : l'usage de sacs de réemploi est un vecteur majeur de contamination microbiologique. Il est impératif d'utiliser des conditionnements neufs pour préserver l'acide lactique qui favorise la bonne conservation du produit fini.
Appel de l'IGSC et du CERTTIS : Il reste deux jours pour monter à bord !
Cette troisième journée, magistralement animée par la Professeure Marie Claire Yandju, démontre à quel point cette session est une opportunité stratégique en or pour valoriser notre savoir-faire local. L'accompagnement technique, scientifique et stratégique promis par l'IGSC, continuellement impulsé par la coordination du Professeur Docteur Antoine Tshimpi Wola, se traduit ici en compétences concrètes et directement applicables sur le terrain, partagées de manière exemplaire entre les innovateurs externes et les cadres de l'institution.
La formation continue et entre dans sa phase finale. Il reste encore deux journées cruciales : le vendredi et le samedi (de 09h00 à 15h00). La direction de l'IGSC et l'équipe du CERTTIS réitèrent leur appel chaleureux, humain et pressant à tous les innovateurs, créateurs de projets, étudiants et entrepreneurs agroalimentaires : rejoignez-nous directement aux bureaux du CERTTIS au sein du Jardin JEEP pour capitaliser sur ces modules pratiques, obtenir votre certificat de participation et propulser vos produits vers l'industrialisation.